Workshop avec Guillaume Godard & Gardenia Rain – Niveau Elémentaire – Dimanche 25 février 2018

On était bien, ce jour là. Après une introduction et les présentations d’usage, Godard nous met directement au cœur du sujet : comment se connecter à son/sa partenaire avant même d’avoir posé la main sur son furoshiki ?

Face à face, les binômes s’attachent sans aucune corde. Ici, on travaille l’intention, la coordination de ses mouvements et de sa respiration, l’impact que cela a sur le/la modèle. Clairement, tout le monde en profite pour se faire des câlins. Le mot d’ordre du jour était : penser à son/sa partenaire avant de penser aux cordes.

Quand on pratique le shibari depuis moins d’un an, comme la majorité des participant.e.s de ce workshop, il peut être facile de trop se focaliser sur la technique qui nous manque. Être encouragés à s’en détacher fut assez libérateur.

Autour de 5 “patterns”, nous nous exerçons. Ces figures rapides orientées vers le jeu donnent de très bons points de départ à une session. Nous avions le temps entre chaque exercice pour sortir un peu du cadre, rajouter une corde, laisser notre imagination travailler. De nombreux soupirs de contentement ou de douleur furent entendus parmi les binômes, parfois chez la même personne.

Le point culminant fut atteint avec l’exercice de l’ippon nawa : une seule corde, rien d’imposé. Seulement laisser aller et venir le lien entre les deux parties du binôme. Quand on commence à maîtriser le passage de cordes, cet exercice magique permet de réellement se concentrer sur son/sa modèle et sur les sensations que l’on veut lui apporter.

C’est à cet instant, la joue contre le sol et un pied dans le dos, que j’ai réalisé que cet enseignement était précieux, et que vraiment, on était bien ce jour là.

 

Strigidae

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